Le Patrouilleur du Temps

Le-Patrouilleur-du-tempsLe patrouilleur du temps n’est pas un roman, mais un recueil de nouvelles. Poul Anderson reprend ici ses récits autour d’une brigade chargée de maintenir la marche de l’Histoire. Désamorcer toute tentative de remise en question des événements fondateurs de notre civilisation. Ainsi, des sentinelles sont postées à différentes époques, dans différentes villes, afin de s’assurer que tout se déroule conformément.

Les trois histoires racontées ici sont très différentes, aussi bien dans leur longueur, leur thématique et leur qualité.

Le premier récit s’apparente à une enquête policière. L’objectif est d’éviter un attentat visant à détruire une ville du proche Orient (j’ai oublié son nom), carrefour des cultures et berceau de tout plein de trucs importants. La bombe est envoyée à rebours dans le temps et explose juste après son apparition dans la nouvelle époque, d’où la difficulté de l’investigation. L’histoire n’est pas mal fichue, on sent que l’auteur s’est bien documenté. J’ai malgré tout eu du mal à vraiment m’intéresser à la chose.

Le deuxième récit est le plus original. On y découvre un universitaire chargé d’étudier les chants d’une peuplade de Goths. Pour cela, il s’immisce dans leur quotidien et, une chose en amenant une autre, devient le père de leur futur chef. Le voici maintenant tarauder entre son envie de voir sa progéniture prospérer et l’éthique qui lui dicte de les laisser se fourvoyer dans des guerres perdues d’avance. Le narrateur devient alors un messie, apparaissant devant chaque génération, et tentant d’influencer leurs actes pour les préserver du malheur. On est typiquement devant un récit tragique ou le héros est voué à voir sa descendance être décimée. L’idée est bien trouvée, j’ai juste eu quelques difficultés avec les noms de personnages (qui est le fils de qui etc).

La troisième histoire est la moins interessante mais, cela tombe bien, la plus courte. Le personnage principal, Manse Everard, patrouilleur du temps récurrent, est chargé de sauver un agent qui est emprisonné car suspecté de sorcellerie. L’agent en question était infiltré parmi les Templiers et l’histoire se déroule peu de temps avant l’assassinat massif de l’organisation par les troupes de Philippe le Bel. Il faudrait proposer ça au Point et à l’Express, cela alimenterait leurs fameux numéros spéciaux, celui qui suit les francs-maçons et les prix de l’immobilier. Ce récit est vraiment anecdotique et ne contient aucune idée notable.

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Le Dahlia Noir

ledahlianoirLe Dahlia Noir est de l’écrivain américain James Elroy. Je le connaissais surtout comme étant à l’origine du livre « L.A Confidential », adapté au cinéma en 1997 avec Kevin Spacey et Kim Bassinger. Le Dahlia Noir a été mis sous les projecteurs il n’y a pas si longtemps par Brian de Palma, notamment avec Scarlett Johansson. Autant dire que, cinématographiquement parlant, ça en jette pas mal côté glamour.
C’est assez marrant de se dire que Givenchy a sorti un parfum du même nom dans les années 2000 car, dans le livre, le personnage portant ce surnom là est une femme de peu de vertu, dont on apprend l’assassinat dans le prologue. Pas très vendeur, je pensais que le marketing se posaient davantage de questions..
Le livre se déroule à Los Angeles après guerre (la seconde). Deux inspecteurs, boxeurs à l’occasion, cherchent à découvrir qui a pu torturer et jeter morte dans un terrain vague une jeune blanche.
Le bouquin est principalement basé sur l’ambiance. Les filles toujours à la recherche d’un rôle au cinéma, la corruption et les filatures boostées à l’alcool et aux médicaments. Niveau intrigue pure, je n’ai pas été tellement séduit, il est très rare que je perçoive à l’avance l’identité du coupable et, même si je n’ai pas découvert la totalité des tenants et aboutissants, dès la mention du meurtrier, j’ai compris qu’il s’agissait de lui.
Le polar est noir, noir crado.. Les descriptions des supplices subis par la victime sont assez précise et il y a pas mal de passage qui mettent mal à l’aise. Si j’étais assez féru de ce genre quand j’étais ado (Stephen King, ou plus cru : Graham Masterton), je dois reconnaître que je ne suis désormais plus trop amateur. J’ai de plus en plus de mal à « tolérer » ces passages morbides qui me paraissent désormais aussi grandguignolesques que racoleurs.
Le livre reste tout de même très bien, mais je m’attendais à un peu plus de « subtilité », des ressorts moins versant moins dans le sensationnel..

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L’Armée Furieuse

armee_furieuseComme à son habitude, Fred Vargas (ou plutôt, son héros, le commissaire Adamsberg) mène de front plusieurs intrigues, certaines semblant insignifiantes (le mauvais traitement sur des pigeons), d’autres sérieuses (un industriel mort dans une voiture incendiée) quand certaines paraissent franchement loufoques/ésotériques (la résurgence d’une légende moyenâgeuse en Normandie).
J’accorde à Fred Vargas un fort capital crédibilité dans les histoires abracadabrantes sur lesquelles elle appuie ses romans. Peut-être que quelques libertés ont été prises, mais cette superstition, concernant une troupe macabre, chevauchant à travers les bois et annonçant des morts violentes, doit figurer dans un folklore régional.. C’est sans doute cette confiance que l’on a en l’auteur qui nous permet de tolérer ces intrigues pour le moins irréalistes.
A aventures rocambolesques, personnages excentriques. Le commissaire semble parfois plus préoccupé par le rétablissement d’un pigeon blessé que par les résultats du laboratoire criminel. Les protagonistes sont toujours aussi farfelus et c’est aussi pour ça qu’on aime retrouver les passes d’armes entre Adamsberg le lunaire, et Danglard, le Wikipedia sur pattes.
Le livre m’a « réconcilié » avec Vargas, j’avais en effet était assez déçu par « Un lieu incertain » et ses péripéties trop grand-guignolesques. Ici, même si ce n’est pas très subtil, la sauce prend davantage et on se laisse bercer par les raisonnements embrumés d’Adamsberg.
Côté suspense, je n’avais pas deviné la fin mais, en général, chez Fred Vargas, ce n’est pas tant la découverte du coupable qui motive la lecture, mais de retrouver cette atmosphère, le côté un peu illuminé des personnalités et la nonchalance du commissaire… le cahier des charges est ici respecté.

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Gagner la guerre

Gagner la GuerreGagner la Guerre est un livre de fantasy français (et oui, français ! Je sais que j’ai dit dans un précédent billet que c’était pas un genre florissant dans l’hexagone mais il y a quelques livres qui se distinguent).
En fait, c’est assez étonnant au début de voir ce livre classé dans la fantasy. Il est vrai que le monde dans lequel le héros évolue est imaginaire mais ça ne semble être qu’une revisite de l’Italie de la Renaissance. Je ne suis pas un pro de la période, mais beaucoup d’éléments du récit font penser à Venise ou Florence à cette époque : le régime politique, les intrigues, les tenues, la consonance des noms de famille …
On suit donc les aventures d’un assassin au service d’un des notables de la cité. Le narrateur se retrouve rapidement au milieu de complots politiques dont il fera les frais (les descriptions des différents os qui se fracturent tandis qu’on le passe à tabac sont assez éprouvantes).
Point de vue histoire, je dois reconnaître que j’ai des fois une des difficultés à suivre certains passages, mais c’est principalement dû aux noms des familles. Je n’ai pas trop la mémoire des noms et ai tendance à les confondre. De ce point de vue, l’utilisation de la tablette est une bénédiction. Quand le personnage recroise un personnage qui lui sauve pratiquement la vie, et qu’on se rend compte que l’autre avait été vaguement évoqué 200 pages avant, on est tout de même reconnaissant de pouvoir faire une recherche dans le texte !
Vous allez me dire : mais, c’est un livre de fantasy ? En quoi est-ce que ce n’est pas tout simplement un roman classique dans un pays imaginaire ? Et bien, sachez qu’il y a des elfes et de la magie. Cette partie est très minoritaire sur les 2 premiers tiers du livre mais prennent de l’importance par la suite. Au début, l’évocation des elfes m’a semblé tout à fait incongru, mais cela passe mieux au fur et à mesure. A noter enfin que le personnage principal d’assassin n’est pas dénué d’humour, ce qui est toujours appréciable dans cet imbroglio d’intrigues assez sombres et parfois dérangeantes.

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La Compagnie Noire : T1, T2, T3

completcompagnie_noireVoilà, c’est un peu le résumé du premier tome de la Compagnie Noire. j’attendais pas mal de cette série… Pensez vous !! 13 tomes disponibles.. Si l’univers me plaisait, j’allais pouvoir m’embarquer dans une belle aventure. Petit souci, c’est un univers peuplé de Majuscules… Et ça, moi, ça me rend toujours méfiant.. Alors bon, quand l’auteur ose en plus de ça nommer ces personnages « Le Dominateur », on frise le ridicule. Ajouter des lieux aux noms bien craignos aussi, « Ça nous fait non seulement la plaine de la Peur, mais aussi les collines du Vide et le pays du Vent », on se croirait dans Princess Bride, manque plus que les Rongeurs de Taille Inhabituelle. C’est un monde où les gens se cartonnent pas mal la tronche, le problème étant que l’auteur n’arrive pas à décrire ces scènes avec beaucoup de précision. Résultat, on comprend assez mal qui tape sur qui et qui est en train d’y perdre un bras/jambe/testicule. Il y a quelques éléments magiques qui surnagent, mais on retient surtout les engueulades à la « je t’aime moi non plus » des deux principaux magiciens de la compagnie : Qu’un Œil et Gobelin. J’ai bien peur que ce soit la caution humour de l’auteur. En gros, ils passent leur temps à s’insulter et à se faire peur avec des sorts… Leurs empoignades sont longues et répétitives… Et que je matérialise un serpent, et que l’autre se transforme en mangouste.. alors mon serpent il va cracher du feu, et que ma mangouste elle t’éteint le feu avec son urine… voilà, je force un peu le trait mais c’est aussi inintéressant et surtout, beaucoup plus long.
Heureusement, le tome 2 est mieux fichu. On y perd en moments « épiques » mais l’intrigue est plus compréhensible et l’on est davantage curieux de connaître la suite. On comprend bien que quelque chose de pas net se trame, que personne n’a l’air d’en avoir trop conscience, alors on est pressé de voir le moment où les conséquences de leurs actes vont leur tomber dessus…
J’ai lu dans pas mal d’endroits qu’il s’agissait du meilleur tome de la série. Dans un sens, c’était réconfortant de voir que les gens admettaient la faiblesse du T1, de l’autre, ça n’était pas très prometteur pour les tomes suivants.
J’ai donc décidé de terminer le premier cycle et, si le T3 me transcendait, de laisser à l’auteur une chance pour les suivants. Mauvaise pioche, le T3 n’est pas exceptionnel et certaines parties de l’histoire m’ont encore paru complétement obscures. Je n’ai pas du être suffisamment attentif… Un grand sujet du livre est de déterminer le nom réel de La Dame car quand on connaît le vrai nom, on a vachement de pouvoir sur la personne ! Et ben, j’avais pas du tout saisi ce en quoi consistait le pouvoir en question… j’ai supposé que ça permettait de récupérer son  RIB et d’acheter à la Redoute… Et ben en fait, non !! Mais je vais pas spoiler.

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La Horde du Contrevent

contreventLivre d’Alain Damasio, également auteur de « la zone du dehors » que je n’avais pas chroniqué ici because je l’ai lu en version papier (et oui, j’ai une ligne éditoriale). Quand on parle de science-fiction française, ce livre finit invariablement par être cité. Deux explications s’imposent :
1. il n’y pas beaucoup d’auteurs de SF français connus. Là comme ça, je pense à Pierre Bordage et Barjavel.. Sachant que je n’aime pas beaucoup le premier, ça ne laisse pas grand chose.
2. Le livre est bon (je nuancerai cette affirmation par la suite).

Alors, qu’est ce que ça raconte ? Imaginez vous un lieu où un vent permanent souffle, toujours dans la même direction. Un vent élevé au rang de manifestation divine (un peu comme les provençaux quand ils parlent de leur mistral quoi). Une légende prétend que, si l’on atteint l’origine de ce vent, sa source, alors tous les vœux s’exaucent, la courbe du chômage s’inverse et on retrouve l’envie de regarder How I Met Your Mother. Alors forcément, pour accéder à un tel nirvana, on s’organise… A intervalles réguliers, des hordes sont constituées, afin de réunir des talents complémentaires et les lancer à l’assaut des rafales. Comme dans beaucoup de jeux de rôle, ou dans une équipe de rugby, selon vos préférences, on retrouve des gros balaises les pieds bien ancrés dans le sol, des éclaireurs bien rapides mais fragiles, des soigneurs et des gars en charge de remplir la gamelle entre deux épreuves.

Tout ce petit monde est accompagné d’un scribe chargé d’assurer le récit détaillé de ce périple, s’étalant sur plus de dix ans.. Les types de vents, les difficultés (et les solutions pour les affronter) y sont décrits et pourraient être utiles à la prochaine horde (c’est que, jusqu’à maintenant, les chances d’abandon ou de morts sont de 100%). Contrairement à ce que vous pensez, tout le récit n’est pas assuré par le script. L’auteur a choisi une narration chorale et les événements sont tour à tour racontés par les différents personnages, ce qui conduit à autant de tons. Autant vous dire que le Golgoth (la brutasse bas du front, c’est plus aérodynamique) est très reconnaissable. Etant donné que la horde est constituée d’une bonne vingtaine de personnage, l’auteur a trouvé pratique/ingénieux d’associer à chacun d’eux un dessin, à mi-chemin entre le hiéroglyphe et le caractère police MS Symbol. Ainsi, chaque début de dialogue est accompagné de ces dessins pour désigner qui a la parole. Reconnaissons qu’au début, on est un peu pris de panique à l’idée d’avoir à mémoriser la table de correspondance, déjà qu’on ne sait plus trop si trucmuche est un oiseleur ou un aéromaître (ah oui, y’a pas mal de mots inventés par l’auteur. Je dois avouer que c’est une des belles surprises du livre. Les mots-valises qu’il a créés sont parfois de jolies trouvailles, ça et les dictées de vents. L’un de mes préférés : les ærudits). Vis à vis de ce détail, c’est peut-être plus pratique de lire une version papier, car il est plus simple de se reporter au début du livre pour y retrouver le résumé sur les rôles dans la horde et leur symbole.

Bon, dans l’ensemble, c’est donc agréable à lire, le principe de former une équipe commando comme celle-là est plutôt ludique et il y a de bonnes idées. Vous attendez le mais… vous pensez me connaître, vous allez être déçus. CEPENDANT, il y a quand même des gros points qui fâchent. Le livre est plutôt de la catégorie des gros pavés. Pourtant, force est de constater que l’univers décrit est assez peu développé. On n’a pas une idée très précise du monde dans lequel les personnages évoluent, ni de la civilisation, de ce à quoi les gens s’occupent. On peut aussi se demander pourquoi, vu les descriptions météo décrites, certaines personnes semblent s’entêter à vivre dans un village ou, juste en passant la tête par la fenêtre, le vent risque de vous briser les vertèbres. Dans le dernier tiers du livre (ce qui représente quand même son pesant de pages), je trouve que l’auteur part dans des élucubrations qui m’ont un peu fait perdre le fil et l’intérêt que je portais au livre. On se croirait un peu dans une théorie des cordes où toute matière serait une combinaison de petits brins de vents. Enfin, le gros problème, c’est la fin du livre. Quand on se lit un pavé pareil, on espère que l’auteur a gardé en soute une fin de toute beauté.. Ca fait un peu 250 pages qu’on regarde le tapis roulant tourner en rond, alors on a les crocs ! (Si vous voulez de la fin qui chamboule, tentez le cycle d’Endymion). Alors bon… pour garder la métaphore aéronautique, la fin, on l’a un peu vue venir depuis le plateau repas. Oui, tout en déchirant le plastique de mes ravioles de potimarron fourré à la roquette et aux noix du Périgord, je me suis dit « mais euh… il a quand même pas une samsonite grise.. Ce serait pas très original…En même temps, ce serait logique, tous les magasins autour vendent la même samsonite grise… il va forcément me sortir un truc repeint aux couleurs de l’Union jack ou autre… ». Et puis non… en fait, ça surgit en bout de tapis… solide, un peu ternie. Ca fait le job, mais pas de quoi faire se retourner les gens…

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Breaking Bad

mbmg mediaLa période de moratoire est passée… Je peux me permettre d’écrire sur Breaking Bad avec objectivité, la fin de la série est suffisamment lointaine pour que mon avis soit mesuré, objectif, posé…. C’est géniaaaal (ça c’est la version tempérée… après la diffusion du dernier épisode, j’aurais agrémenté ça de majuscules, de gifs animés et d’un bonhomme qui pleure car la saison est finie). Cette série va épuiser tous les superlatifs mais, avant tout, peut-être est il utile de rappeler brièvement le pitch.

Prenez Walter White, chimiste talentueux réduit à enseigner sa matière à des élèves complètement passifs et mous. On lui diagnostique un cancer tandis que sa femme attend un 2ème enfant. Afin de subvenir au besoin de sa famille après sa disparition imminente, il décide de se lancer dans la synthèse de mésamphétamines (du crack). Il a fait ses calculs de rendement… Aucun doute, après quelques mois d’activité, il aura réuni la somme souhaitée et pourra prendre une retraite paisible. Afin d’écouler la marchandise, il s’associe avec un ancien élève, Jesse, un peu désœuvré et revendeur d’herbe à ses heures.

Seulement voilà, quelques embûches mettent à mal son planning idéal. Le code de la répression des fraudes et de la concurrence semble être appliqué sans grande conviction dans le milieu.. L’agenda d’un gangster n’est pas toujours prévisible et, pour compliquer le tout, la drogue qu’il synthétise est d’une pureté inégalée.

Pour déterminer si cette série va plaire à quelqu’un, j’ai l’habitude de lui demander ce qu’il a pensé du Fargo des frères Coen. On est bien loin du froid du Minesota, l’action se passe près de la frontière mexicaine, mais on y retrouve les mêmes personnages de losers, adeptes de plans foireux et de choix malheureux. Fargo et BB me font beaucoup rire, tandis que ma copine trouve ces situations « comiques » soit atroces soit désolantes. Il est clair qu’il faut s’armer d’un bon humour noir, voire tolérer quelques passages gore.

La galerie de personnage est fabuleuse. Rien qu’à y penser là, il doit bien m’en venir une dizaine qui sont incroyables (l’avocat, le vieil handicapé, Gustavo Fring, le beau-frère, la femme, l’homme de main, le garde obèse, Tortuga, Tuco, les potes de Jesse et bien évidemment, Walter).

Enfin, outre les personnages et le scénario, il est important de signaler que la réalisation foisonne de bonnes idées, de cadrages ahurissants d’intelligence. Cette série crée une sensation de dépendance (et désormais de manque) parfaitement en adéquation avec le sujet traité, WW nous compte parmi ses clients !

Breaking-Bad

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